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Projet de la Ligne Nouvelle à Grande Vitesse Paris-Normandie


La conférence des exécutifs bas-normands

La Conférence des exécutifs bas-normands, présidée par Laurent Beauvais, Président de la Région Basse-Normandie et rassemblant les trois Présidents de Conseils Généraux ou leurs représentants – Anne d’Ornano pour le Calvados, Eric Beaufils pour la Manche et Jérôme Nury pour l’Orne - et les cinq Présidents d’Agglomération ou leurs représentants – Eric Veve pour Caen La Mer, Bernard Cazeneuve pour la Communauté Urbaine de Cherbourg, Joaquim Pueyo pour la Communauté Urbaine d’Alençon, Yves Goasdoué pour la Communauté d’Agglomération de Flers et François Digard pour la Communauté de Communes de l’Agglomération Saint-Loise – s’est réunie ce jour, lundi 21 juin, pour affirmer une position commune au sujet des fonctionnalités attendues de la Ligne Nouvelle Paris-Normandie (LNPN) dans la perspective d’un projet territorial normand, au moment où RFF (Réseau Ferré de France) prépare les études préalables au débat public de définition du projet de ligne nouvelle à grande vitesse.


Pour la Basse-Normandie, la perspective d’une ligne à grande vitesse est une opportunité historique de développement régional que nous avons décidé collectivement de saisir en faisant le choix du consensus territorial, clé de la réussite de notre démarche. Elle est un élément fondamental du projet territorial auquel nous souhaitons participer.
Pour la Région, elle s’intègre à une démarche globale intitulée Plan Stratégique Régional Normandie 2020 qui élargit et approfondit le document « pour une LGV en Basse-Normandie » porté en décembre dernier par les membres de la conférence des exécutifs.

Face au défi du Grand Paris, nous devons miser sur quatre atouts essentiels pour notre devenir :
- l’enseignement supérieur, la recherche et l’innovation économique dans une logique de valorisation des effets de synergie avec la Haute-Normandie et les pôles franciliens existants ou futurs,
- le transport, les ports et la logistique dans une logique de coopération et de mise en réseau en lien avec la valorisation de l’ensemble du littoral normand mais aussi des réserves foncières régionales. La future zone logistique de Mézidon et le fret ferroviaire, y ont des rôles essentiels à jouer,
- le développement de la capitale régionale et du réseau des agglomérations, dans une logique de soutien de leurs projets où s’affirment les fonctions d’appui de l’Ile de France notamment dans le tertiaire supérieur,
- la culture et le tourisme qui constitueront des atouts de premier ordre pour affirmer une attractivité régionale durable confortée par la qualité de vie propre à notre territoire.

La Basse-Normandie affirme sa volonté de prendre part activement au projet du «Grand Paris» en étendant le périmètre de « Seine Métropole » de Paris, Rouen, Le Havre à Caen et Cherbourg. Notre démarche consiste à en tirer le meilleur parti avec la Haute-Normandie mais aussi à poursuivre « l’ouverture vers l’ouest » (Bretagne et Pays de la Loire) pour donner toutes ses chances au développement durable de nos territoires.
La réunion de ce jour est un nouvel acte en direction de la LNPN qui conditionne les ambitions du projet territorial. Elle continue le chemin engagé le 15 juillet 2009, lors de la première conférence des exécutifs qui s’était réunie à l’Abbaye-aux-Dames à propos de ce projet. La préparation du débat public par le comité de pilotage présidé par Jean-Pierre Duport appelle conformément aux décisions du 18 mai dernier, l’expression de nos attentes en matière de services ferroviaires nouveaux.

Les collectivités bas-normandes sont unanimes sur la plate-forme suivante :
- un objectif de raccordement de Caen à Paris en 1h15, de Cherbourg à Paris en 2h15,
- une liaison de Rouen à Caen en 45 minutes (contre 1h30 aujourd'hui) qui est la marque du positionnement normand dans le projet du Grand Paris,
- une interconnexion au réseau grande vitesse national et européen pour démultiplier les effets de la ligne sur la mobilité vers et depuis notre région et en développer l’attractivité.
- des liaisons aux villes normandes afin que toute notre région bénéficie de la LGV,
- des arrivées à Paris la Défense et St Lazare et une interconnexion à Roissy pour créer le lien avec toutes les destinations desservies par l'avion.
- le développement du fret ferroviaire notamment le contournement ouest de l’Ile de France par Mézidon, Alençon, Tours.

Il doit être réaffirmé ici que l’importance des interconnexions dans ce projet et notamment de celle de Caen et de Rouen en 45 minutes implique nécessairement un débranchement du « Y normand » proche de Rouen. Nous parlons d’une véritable ligne nouvelle. Nous nous trouvons aujourd'hui à un nouveau moment clé du dossier où le consensus régional s’affirme à nouveau. La conférence des exécutifs qui nous réunit entérine une version finalisée du recueil de fonctionnalités nécessaires à la ligne nouvelle, fonctionnalités issues des propositions des territoires, avant sa remise à Jean-Pierre Duport, président du comité de pilotage de la Ligne Nouvelle à Grande Vitesse PARIS NORMANDIE au cours de l’assemblée plénière régionale du 24 juin.
Les membres de la conférence des exécutifs tiennent à rappeler que le projet de LNPN n’est pas le seul enjeu ferroviaire régional. Outre l’effort accru en faveur des trains régionaux, la liaison Paris-Granville constitue plus que jamais une urgence régionale dont les échéances (2013-2017) sont plus proches que celles de la ligne Paris-Caen-Cherbourg. De même, l’amélioration des connexions à Rennes et d’Alençon au Mans sont des impératifs pour les mois et les années qui viennent. Ces projets ne seront pas sacrifiés au projet de LNPN.

Contact presse :
Caroline Monnot – Tél : 02 31 06 96 27 – 06 30 94 10 35




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